“Ceux qui ont appris par coeur les Écritures attestent que leur vie a changé” : entretien avec Michèle Koné


Cécile Rogeaux et Michèle Koné publient aux éditions Le Dyptique Le chemin de l’immersion chrétienne avec l’Évangile et les icônes, que tu peux trouver ici :  https://is.gd/28BK04 

Ce livre est à mon avis une vraie bombe, aux conséquences encore imprévisibles ! Rencontre avec Michèle Koné, iconographe et co-auteur, autour de son parcours, de la mémorisation de la Parole et de l’apport du livre qu’elle publie :

Bonjour Michèle, juste avant de nous parler de l’aventure qui a amené à l’écriture de ton livre, peux-tu te présenter en quelques phrases à nos lecteurs ?

Je suis une grand mère de 65 ans. (3 enfants et 5 petits enfants).
Je participais à la désespérance ambiante (l’étude de l’hébreu était alors ma seule lumière) lorsque, dans les années 70, j’ai été amenée à Trosly Breuil, à L’Arche (de Jean Vanier). C’est là que j’ai découvert le Christ et que je suis entrée dans l’Eglise catholique. Je restais cependant insatisfaite pour tout ce qui concernait l’Écriture (j’avais la nostalgie de l’enseignement vivant et intelligent des rabbins).
Je suis partie en Afrique. Je m’y suis mariée. Là, je me suis rendue compte que la culture «catholique» plaquée telle quelle, engendrait ce qui me paraissait comme des catastrophes. Je me suis dit : existe t-il une tradition issue du Christ qui soit universelle ? Revenue en France, (un peu dans la galère), j’ai rencontré des personnes qui mémorisaient l’évangile. Jésus rabbin juif, maître de tradition orale : j’avais la réponse à mes questions ! Oui il était venu pour donner la Sagesse, mais il fallait apprendre par coeur son évangile pour que celui ci se révèle. En même temps je suis devenue iconographe dans l’Église orthodoxe.
Depuis je travaille.

Quand tu dis “je travaille”, tu parles de ton travail d’iconographe ? De ton apprentissage de l’évangile, le travail de mémorisation ? Et comment passe-t-on de catholique à iconographe dans l’Église orthodoxe ? J’imagine que ça ne se fait pas en un jour mais que c’est plutôt un processus…

Comment je suis devenue « orthodoxe » ?

En 1975, environ un an après ma « conversion » (à L’Arche de Trosly Breuil, autour de Jean Vanier), je suis partie en Côte d’Ivoire (à l’Arche aussi) et j’ai été très ébranlée en voyant comment l’Église catholique fonctionnait sur place. Je ne parle pas seulement des abus et scandales de toutes sortes, mais de la vie quotidienne. Avec les meilleurs intentions du monde, nous apportions (partout) des gestes, des attitudes, des «idées» pas du tout «ajustées».
Et souvent en contradiction avec l’Evangile. Quid de l’abandon à la Providence ? Nous affirmions (doctement, sans réflexion) que les «esprits» n’existaient pas… (ah bon ?). Ceux qui savaient lire étaient rares, (“l’élite”) et tout était basé sur la lecture. Les dévotions pieuses (hautement considérées, mais presque comme des «garanties») engendraient un climat artificiel et étouffant. Ne parlons pas de «l’imagerie», des «cantiques» (aux paroles débiles), et de notre «pauvreté» (très relative, mais dont on se gargarisait à longueur de journée). Et couronnant le tout, le bla-bla sur l’Amour, toujours, à toutes les sauces, pour échapper aux exigences de la réflexion — dans un contexte sexuel souvent scandaleux).

Or j’étais tombée amoureuse de l’Afrique et je voulais vivre «au ras de l’herbe». ( il n’y avait pas de pâquerettes). Je sentais mon vieux fond païen très vivace… (et vrai, au milieu de tant de faussetés).
Heureusement, dans ce marasme, le monastère (à Bouaké) était beau. (Et les moines aussi, et certains sont restés des amis). C’était mon refuge. (Au Burkina Faso aussi, l’atmosphère était bien meilleure).

Le premier commandement (Écoute Israel, le Seigneur notre Dieu est UN…) semblait la dernière de nos préoccupations. Tout était «chosifié» (le sacré coeur, la terre, l’enfer, le paradis et le purgatoire), envahi par les choses, mais non pas incarné ! Au contact de l’Afrique, la tradition catholique ne semblait PAS universelle (pas catholique). Il lui manquait des racines et des ailes…
À part une communauté de soeurs merveilleuses (dans la brousse), un vieil ermite, et les monastères, tout me semblait «fake». J’en étais arrivée à fuir les communautés chrétiennes. Je me sentais mieux chez les musulmans, plus décontractés, où la communauté «tenait» de manière digne sans bla-bla (il faut dire que j’étais en contact avec des personnalités de premier ordre (Amadou Hampaté Ba, par exemple).

Même l’Arche me semblait complice, (c’était notre époque «glorieuse», et Jean a reconnu nos graves erreurs) et j’ai donc voulu, au bout de deux ans, partir de l’Arche et revenir «les mains vides». Pour enfin ne plus me cacher derrière «les choses ».
Alors, j’ai fait toutes sortes de trucs, (Je suis même devenue professeur dans une école coranique dont le maitre (un Sage) m’avait pris sous sa protection.(prof d’anglais..). Et j’ai senti de plein fouet la brutalité de cette société ou rien d‘autre ne comptait que la puissance (comme pour toutes les sociétés païennes).
La vie humaine ne comptait pour rien, mais – heureusement -, comme on me l’a dit : «vous les blancs, vous êtes comptés», et donc je n’en suis pas morte… Je suis seulement devenue un peu plus réaliste.

À la fin, un frère qui s’occupait des «enfants de la rue» m’a engagé. (c’est là que j’ai connu mon futur mari). J’ai pu vérifier, là aussi (le frère sauvait des enfants, certes, mais il était pédophile) que pour ne pas mourir et ne pas mentir, la sainteté devenait obligatoire… et que j’étais loin du compte. Très très loin. (Je dansais avec plus de conviction que je ne priais).
Tout ça, bien sûr, a «mal fini» :
Au bout de 4 ans environ, j’ai été rapatriée sanitaire (avec mon mari). Misère de mon couple.
Galère en France. Je me suis retrouvée seule avec 3 bambins, et toujours avec des questions (sans mettre en cause les fondements de ma foi): mais vraiment, il faut vivre dans la bêtise (en tout cas plus que chez les rabbins), dans la laideur (en tout cas pour l’art liturgique), loin de l’eau, (trois gouttes d’eau sur la tête pour le baptême), loin de la terre, (en tout cas plus qu’au village chez les païens) – si on est devenu chrétien ???

… Et un jour, (en 1990, je crois) je me retrouve «complètement par hasard» à Vézelay, dans un office orthodoxe, lors d’un stage avec Bernard et Anne Frinking : les tons, la beauté des chants, des icônes, les textes (cosmiques : enfin, l’alliance de la terre et du ciel !) et la décontraction, le repas après la liturgie, (avec la foire qui va avec, et les prêtres mariés avec leurs gosses insupportables) : j’étais chez moi.

J’avais l’impression de «boire» de l’eau, de revenir toucher la terre.
Ça m’a pris quelques années à clarifier, je me suis même rendue compte que ce qui me plaisait dans l’islam venait largement de Byzance (à commencer par l’architecture, directement héritière), (de l’orient en général) et j’ai été chrismée dans l’église orthodoxe, en 2004…  Avec 2 (sur 3) de mes enfants.
Mon maître iconographe a été Bernard Frinking (même si je peignais très peu, puisque je continuais à travailler pour gagner ma vie). La mémorisation m’ouvrait la voie de la Sagesse (que Jésus avait apporté pour tous) (autant qu’avec les rabbins).
Il me semblait avoir trouvé la plénitude de la foi.
Et cette fois, sans trop d’illusions sur ce qui m’attendait : j’avais bien appris que «la corruption du meilleur engendre le pire», que j’allais en baver avec mes frères, et que ça serait au paradis qu’on se reposerait !
Donc, depuis, je travaille. (Et j’en bave modérément).

Merci beaucoup, vraiment, d’avoir partagé ton chemin si riche en rebondissements, en découvertes mais aussi de questionnements essentiels sur le sens et sur la recherche de l’ajustement du vécu quotidien des chrétiens à l’Évangile.

Peux-tu maintenant évoquer plus précisement l’aventure qui a été à l’origine de ce livre, c’est-à-dire l’apprentissage “par cœur” de l’Évangile ? D’où t’est venue cette intuition profonde ? Je crois que la rencontre avec Bernard et Anne Frinking a été déterminante. Mais n’avais- tu pas déjà auparavant l’intuition que l’Évangile est avant tout une tradition orale qui nécessite donc une transmission orale ?

Je vais essayer de répondre en deux temps : d’abord en ce qui concerne la prise de conscience de l’Évangile émanent de la tradition orale. Ensuite pour le livre.

J’ai mis très très longtemps à me rendre compte de l’importance capitale de la mémorisation des Écritures. Je crois que la raison principale est que, dans l’Église, on ne prend pas au sérieux Jésus en tant que maître de Sagesse. La majorité de nos «lectures» de l’Évangile est vague et affective. Par exemple, on prend parfois la formule «devenir comme un petit enfant» comme revenir à une certaine crédulité dont nous avons la nostalgie (!) On oppose souvent sentiment et réflexion (mais pour réfléchir, encore faut-il savoir le texte… ce qui est rarement le cas). Et on met aussi souvent “la charrue avant les boeufs” en zappant la “connaissance” au profit du “sentiment”. Or, le coeur est le centre de notre intelligence, et de notre volonté, et de nos affects, et de notre mémoire. Les opposer fausse tout… et mène à la déprime et à la stérilité.

D’autre part, j’ai été (en Algérie, lorsque j’étais enfant) à l’école coranique. On mémorisait à longueur de journée, et pour moi c’était l’horreur. Quant aux juifs, (à qui je dois beaucoup), eux ont toujours l’écriture devant eux.

J’ai passé plusieurs années à l’école sans cahier, et sans faire mes devoirs (à la suite de circonstances qu’il serait fastidieux d’expliquer). J’écoutais en classe, et ça devait suffire. On aurait pu croire que cela me préparait à mémoriser ! Eh bien, pas du tout, car ce que l’on m’enseignait n’était pas du même ordre : il s’agissait de savoirs factuels ou d’idées qui ne nécessitaient pas un véritable apprentissage oral. Une mémoire approximative suffisait. J’ignorais que c’est tout à fait différent pour un enseignement de Sagesse, qui nous dépasse.

Et pourtant, mon chemin a croisé une sommité de la tradition orale : Amadou Hampaté Bâ !
Mais je pensais alors que la tradition orale s’appliquait surtout en Afrique, à ces civilisations qui ne connaissaient pas (ou depuis peu) l’Écriture. Je n’avais pas compris que CHAQUE PAROLE, CHAQUE FORMULE dans l’évangile est lourde de sens. Qu’on ne peut pas en changer «un iota», comme dit Jésus.

Mais un jour, la beauté de l’Évangile m’a rattrapé. J’ai entendu l’Évangile chanté par Anne Frinking et la fraternité… Et alors, j’ai commencé (au début, juste parce que ça me plaisait) de mémoriser chaque jour, toute une année… Et là oh la la, c’était chaque jour une révélation ! Mes oreilles s’ouvraient. J’entrais dans une NOUVELLE LANGUE !

Bernard Frinking s’appuyait sur la lecture de rabbis et celles des Pères de l’Église, au service de la Parole prise mot à mot (formule à formule, plutôt). Mon apprentissage «juif» (dont très souvent je ne savais que faire) m’était redonné ! Et aussi mes années « africaines » ! Et aussi tout l’enseignement «spirituel» de l’Église (que j’avais découvert à l’Arche) !

Nous étions une dizaine de jeunes mamans, (à partir de 1992, je pense) et on se réunissait chaque lundi (hors vacances scolaires, avec les bébés) chez l’une d’entre nous : le matin, nous mémorisions («les bouchées de la semaine»), l’après midi nous cogitions, en suivant les recommandations de Bernard, (de manière très libre, avec les Pères de l’Église et la tradition d’Israël).

Mais il fallait, pour commencer, pour que notre “joug” reste léger et pour ne pas être écrasées par ces «connaissances», apprendre par coeur. C’est faramineux, je ne comprends pas pourquoi tout le monde ne le fait pas ! Toutes les religions le font! (j’en savais quelque chose avec le Coran, mais dans ce cas, le «joug» était de fer). Et FORME ET FOND sont bien évidemment liés, (comme dans toute vraie tradition).

Maintenant le livre : Cécile préparait les enfants au baptême en utilisant ce que nous avions découvert : la mémo, et les icônes. La fraternité lui a demandé de partager son expérience.
Afin de mettre à disposition du plus grand nombre ce trésor incroyable que nous avons reçu, nous avons décidé d’en faire un livre.
(D’ailleurs il est plus simple de dire que c’est le livre de Cécile, en collaboration avec moi). Mais c’est un peu un «prétexte» pour revenir aux sources. L’expérience baptismale concerne tout un chacun, et (à mon avis), en priorité les chrétiens adultes… Nous voudrions tellement transmettre quelque chose de la Tradition…
Et il me semble que le temps nous est compté…très vite, ça sera à votre tour, les « jeunes » de transmettre !

Qu’est-ce selon toi votre outil apporte de différent des autres parcours de catéchèse qui existent déjà ? En gros qu’est-ce que des catéchistes ont à gagner à utiliser Le chemin de l’immersion chrétienne ? Est-ce que tu vois des fruits pratiques “sur le terrain” ?

Ceux qui ont appris par coeur les Écritures (et qui ont persévéré) attestent que leur vie a changé. L’Évangile fait son chemin dans le coeur, de manière différente pour chacun. On change tout simplement de civilisation : la Parole devient vivante. On retrouve une colonne vertébrale… (au physique comme au moral). La Parole et les icônes apportent une aide précieuse pour «prier sans cesse» (comme il nous est demandé).
Mais il ne faut pas opposer la mémorisation aux différents parcours qui existent (et que je ne connais pas très bien). Je vais parfois au «caté» ponctuellement, lorsqu’on m’invite… parfois on ne peut en prendre qu’un petit peu à la fois…chacun à son rythme…

Certains parents d’enfants qui suivaient le parcours baptismal (attention, ils faisaient ça en plus…) venaient nous voir pour nous demander : “Mais qu’avez vous fait à nos enfants ???” Ceux-ci leur «expliquaient tout» (en vacances par exemple, lorsqu’ils visitaient certaines églises) Ces parents (qui n’avaient pas baptisé leurs enfants) venaient demander des explications, (des fois simplement parce que c’était beau, ça les étonnait!) et c’était merveilleux de se retrouver avec tout ce petit monde sur les bras : une catéchèse baptismale DOIT s’étendre à la «maison». Ils trouvaient leurs enfants très autonomes, très décidés !
Nous avons vu des parents qui, entendant chanter leurs enfants,  en étaient bouleversés (par exemple lorsque nous étions en retard, et qu’ils entendaient la fin de la séance).
Nous savons que cette semence a été déposée au fond du coeur des enfants. Elle y demeure (j’ai vu des jeunes qui n’avaient plus mémorisés pendant 15 ans et qui, m’entendant chanter, se souvenaient tout d’un coup de tout !)

Alors, nous avons envie de dire «heureux enfants»… Par exemple pour ceux qui mémorisent régulièrement dans leur école (il y a des écoles où les petites classes prennent régulièrement un moment pour mémoriser) Et nous le disons souvent.

Eh bien, les choses me semblent malgré tout plus complexes. Ce n’est pas rien d’initier les enfants à la Parole, certes. Mais vient très vite l’adolescence et le «joug de fer et de mensonge» du monde. Et là beaucoup dépend des parents. De leur qualité d’amour, de leur exigence, de leur pugnacité, de leur engagement. De l’environnement. Quelquefois le jeune ne veut plus chanter, quelques fois celui qui est tout fier de dire ce qu’il sait… va énerver tout le monde (prêtre compris !). Et il va souffrir…

De toute manière, essayer d’élever chrétiennement nos enfants n’est pas leur rendre la tâche facile… Quelque part ils sont plus «exposés» que d’autres… (et on dirait même parfois que l’ennemi du genre humain les «cible» !) Là comme ailleurs, «mieux vaut se savoir en danger que de se croire en sécurité».

Alors, inutile de se «cacher» derrière les petits enfants. Jésus les accueille de manière privilégiée, et leur mémoire fraîche apprend beaucoup plus aisément que ceux dont les neurones sont fatigués. Mais, comme nous l’avons écrit dans le livre, la transmission est la responsabilité des adultes.
Ceux-ci doivent commencer à prendre ce chemin, pour eux même. Alors, ils auront l’envie irrésistible de transmettre. Comme le dit le dicton, «plus la vache veut allaiter que le veau ne veut téter !

Je reviens un peu sur ta question : “qu’est ce que le livre apporte de différent…”

« L’immersion chrétienne » ne s’arrête pas au jour où nous avons été baptisé. Cette immersion est de chaque jour, à reprendre sans cesse. Donc, nous ne venons pas « en concurrence » avec les « parcours » (et il y en a beaucoup que je ne connais pas). Nous sommes complémentaires. Quelques exemples de ce que nous voyons depuis que le livre est sorti :

Nous l’avons présenté Jeudi dernier, en chantant les textes devant une présentation en Powerpoint, aux responsables du catéchisme et du catéchuménat du diocèse de Nanterre. Ils nous ont dit : “C’est un retour aux sources ». Ils ont dit avoir été “immergés” … et ils vont s’en inspirer, même s’ils ne savent pas encore comment !
Dimanche, une amie américaine l’a montré à sa soeur de passage en France. Celle-ci m’en a demandé deux… pour une paroisse (orthodoxe) de Chicago. Ils vont s’en servir pour la catéchèse, en téléchargeant les images.
Ma copine prend en BlaBlaCar une dame. La conversation s’engage. D’origine catholique, elle est mariée à un musulman qui accepte cependant que leurs deux enfants s’intéressent aux chrétiens… Elle regarde le livre (ma copine en a toujours dans sa voiture) et dit « c’est juste ce qu’il me faut !”
Des exemplaires sont déjà parti au Burundi et au Bénin.

Un vieux monsieur malade me dit qu’il le prend comme livre de chevet, ça le repose et le nourrit.

Mgr Daucourt, évêque émérite de Nanterre, un grand ami de l’Arche et des orthodoxes (à Pâques, lorsque les dates de la fête ne coïncidaient pas, il venait lire l’Évangile dans notre paroisse (orthodoxe) et amenait avec lui toute sorte de bonne soeurs et autres (!), nous a dit : “Cela touchera directement les adultes, ceux qui sont loin de l’Église, les recommençants…”

On parle de l’oecuménisme : il l’est (en tout cas catho-ortho)… et c’est une journaliste de radio protestante qui nous a invité à la radio (!)

En fait ce livre est un « tank » : petit, compact, tout terrain et pouvant “résister” à à peu près tout ! Et j’ai la conviction que nous sommes en guerre, et que nous avons besoin de tanks !

Et comment utiliser le livre concrètement ? Dans la mise en place pratique d’une transmission…

Concrètement ? on peut utiliser ce livre de 1000 manières (il a beaucoup de tiroirs… pratiquement, on pourrait presque écrire un petit livre pour chaque double page).
Le concret de chacun, c’est son contexte particulier… donc difficile d’y répondre de manière générale…
Et je ne comprends pas bien : comment peut-on transmettre quelque chose que l’on n’a pas reçu ???
L’important me semble de commencer à se mettre en marche. Suivant l’inspiration. Nous (Cécile et moi, et la fraternité [Saint Marc]) sommes là pour éventuellement apporter une réponse à des besoins spécifiques. Nous pouvons nous déplacer pour quelques jours, lorsque, comme vous, on est «loin de tout»… (NOTE : j’habite en Savoie, en haute Tarentaise, une vallée assez isolée entre les montagnes… et les stations de ski).
Pour une catéchiste, ça peut simplement être de consacrer une séance au caté à chanter devant une représentation d’icône. (ça peut être par exemple l’icône de Noël, pour préparer la fête.
Ça peut être Jean-Baptiste, n’importe quelle fête).
On chante et on regarde ; ça peut aussi être les paraboles (nous préparons un livre…)
L’important est de laisser toute la place au texte, de l’appréhender par la bouche, par les yeux, par le corps, éventuellement… Et de passer un bon moment. De “goûter” la Parole… 
Revenir (dans la mesure de nos possibilités) à la transmission orale de Rabbi Yeshouah de Nazareth, lui qui a choisi de ne rien écrire.

Tu peux écouter l’émission de radio qui en parle et qui explique toute la démarche, diffusée sur Fréquence Protestante. C’est ici: https://frequenceprotestante.com/podcasts/12H05%20MMAG%20NZ%20-%2008-09-17%20-%20.mp3

Et si tu veux trouver le livre, c’est ici : https://is.gd/28BK04

Une banque de ressources pour ta vie spirituelle : ton accès

J’avais dit que j’amenais le désert dans ton salon.

J’ai décidé de mettre en ligne toute une banque de ressources pour ta vie spirituelle.

C’est par ici : eepurl.com/cVuJOT

Elle va s’étoffer progressivement.

Tout sera classé par ordre chronologique. Comme ça ce sera facile de s’y retrouver.

Il y a déjà quelques éléments que tu peux découvrir :

– Les institutions de Jean Cassien en mp3
– Un livre sur la spiritualité de Jean Cassien au format PDF
– Le livre de Zacharie (Bible Septante) en Vidéo
– l’ensemble de la Bible Septante traduite en français par Giguet (4 volumes au format PDF)
– La Prédication des Apôtres de Saint Irenee de Lyon au format PDF
– et d’autres ressources encore (quand tu liras ces lignes, j’en aurais sans doute ajoutées quelques unes…)

Ce sont des livres, fichiers audio, vidéos qui vont t’aider à transformer ta vie, à grandir, à aller plus loin !

C’est par ici : eepurl.com/cVuJOT

Je te souhaite une belle journée

🙂